Une solution déployée à l’hôpital public de Karantina
Le Liban renforce la gestion des déchets médicaux grâce à Ecosteryl
Dans un pays confronté à des crises sanitaires, institutionnelles et environnementales, la question des déchets médicaux infectieux est devenue un défi quotidien. Le Liban produit désormais plus de 12 200 tonnes de déchets de soins dangereux chaque année, une partie restant encore sans traitement sécurisé. L’installation d’une première machine de traitement au sein d’un hôpital public à Karantina – avec le soutien du PNUD, de l’Union européenne et des autorités libanaises – marque une avancée importante dans le déploiement de ces solutions au Liban. La technologie électrique de désinfection Ecosteryl y apporte une réponse fiable et adaptée dans un territoire où chaque ressource compte.
Sommaire
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- Un enjeu sanitaire et environnemental devenu critique
- Le poids réel des déchets médicaux au Liban : chiffres clés
- Pourquoi moderniser : les limites des incinérateurs, autoclaves et solutions d’urgence
- Le centre de Karantina : un tournant structurant
- Une technologie 100 % électrique adaptée au contexte libanais
- Témoignages : une transformation vécue par les équipes de santé
- Sécurité, environnement, valorisation : un impact concret
- Une dynamique régionale inspirant pour la MENA
- FAQ
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Un enjeu sanitaire et environnemental devenu critique
Chaque jour, les hôpitaux, laboratoires et centres de soins libanais produisent plusieurs tonnes de déchets médicaux infectieux : seringues, équipements de protection, textiles souillés, résidus de laboratoires…
Lorsqu’ils ne sont pas traités correctement :
- les agents pathogènes peuvent être disséminés,
- le personnel soignant est exposé à des risques d’accidents et de contaminations,
- les eaux, les sols et les nappes phréatiques sont menacés.
Dans un pays où les infrastructures ont été fragilisées par des crises successives, la question n’est plus seulement technique. C’est un enjeu de santé publique, de résilience et de dignité pour les équipes de santé.
Le poids réel des déchets médicaux au Liban : chiffres clés
Les données officielles compilées par l’OMS, le Ministère libanais de la Santé et le PNUD montrent une réalité préoccupante :
- 12 200 tonnes de déchets médicaux dangereux produits chaque année.
- 60 % seulement de ces déchets infectieux sont traités correctement.
- 5 000 tonnes restent chaque année sans traitement adéquat.
- 200 tonnes supplémentaires concernent des déchets pharmaceutiques et cytotoxiques.
- Avec l’augmentation de l’activité hospitalière, les besoins de traitement augmenteront de 4 400 tonnes/an dans les 5 prochaines années.
Le Liban compte :
- 183 hôpitaux,
- près de 18 000 lits,
- plus de 750 laboratoires, cliniques et centres de recherche.
La modernisation du traitement n’est donc plus une option mais une nécessité.
Pourquoi moderniser : les limites des incinérateurs, autoclaves et solutions d’urgence
Plusieurs méthodes sont encore utilisées à travers le pays :
Les autoclaves à vapeur
Efficaces en théorie, mais dans la pratique :
- très énergivores,
- dépendants d’un réseau d’eau stable,
- demandant un traitement des eaux usées
- coûteux à entretenir,
- équipements à renouveler fréquemment,
- risques d’explosion.
L’enfouissement ou le stockage prolongé
Pratiques pouvant être utilisées dans certains contextes, mais qui ne répondent pas aux exigences d’une gestion durable des déchets médicaux.
Le centre de Karantina : un tournant structurant

Inauguré au sein du Karantina Governmental University Hospital situé à Beyrouth, le nouveau centre de traitement des déchets médicaux marque une étape majeure pour le système de santé libanais.
Soutiens clés du projet :
- Union européenne pour le financement,
- PNUD Liban pour l’appui technique,
- Ministère de la Santé et Ministère de l’Environnement pour la coordination nationale.
👉 Découvrez la magnifique vidéo témoignage du PNUD ici.
Capacité et rôle du centre
- Jusqu’à 7 tonnes de déchets médicaux dangereux traités par jour,
- Priorité à Beyrouth et au Mont-Liban, régions produisant les plus grands volumes,
- Renforcement des procédures de tri, collecte et transport,
- Développement d’outils nationaux : Healthcare Waste Master Plan, diagnostics, mesures d’urgence.
Le centre permet enfin aux hôpitaux publics de disposer d’un système fiable, même en période de crise.
Une technologie 100 % électrique adaptée au contexte libanais
Le centre s’appuie sur la technologie Ecosteryl, déjà utilisée dans plus de 65 pays.
Elle combine :
- un broyage 4 axes puissant avec système antiblocage,
- une désinfection 100% électrique par micro-ondes et chaleur sèche,
- un procédé sans eau, sans vapeur, sans combustion,
- un système qui permet de travailler en continu sans shift.
Pourquoi ce choix pour le Liban ?
- Robustesse face aux variations électriques,
- Besoins opérationnels limités,
- Aucun rejet atmosphérique,
- Réduction notable des coûts opérationnels et logistiques.
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Témoignages : une transformation vécue par les équipes de santé
Les changements ne sont pas seulement techniques : ils sont humains et concrets.
Romy, sage-femme à l’hôpital de Karantina :
« Le secteur hospitalier au Liban continue de croître et le besoin d’un traitement approprié est essentiel. Grâce à cette installation, nous sommes plus à l’aise, car nous savons que le déchet sera traité correctement. »Dr Michel Matar, directeur de l’hôpital :
« Nous sommes très fiers de cette nouvelle installation. Elle peut accueillir les déchets des hôpitaux environnants et aura un impact majeur sur la santé publique. Elle apportera aussi une source de revenus permettant de réduire la pression financière sur l’hôpital. »
Ces voix montrent combien une solution fiable change le quotidien : moins de risques, plus de sérénité et une meilleure organisation.
Sécurité, environnement, valorisation : un impact concret
Le traitement sécurisé réduit :
- les accidents d’exposition,
- la propagation de pathogènes,
- la contamination des sols et nappes phréatiques.
Et après la désinfection ?
Les déchets sortent :
- inertes,
- non dangereux,
- prêts pour un tri plastique avancé.
Dans certains pays, jusqu’à 70 % des volumes peuvent être valorisés.
Dans un Liban frappé par la saturation des décharges, ce levier est stratégique.
La valorisation des déchets médicaux désinfectés: c’est possible
Une dynamique régionale inspirante pour la MENA
Le projet de Karantina s’inscrit dans une tendance croissante :
de plus en plus de pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord s’intéressent et adoptent des solutions électriques, sans combustion, adaptées aux environnements sensibles.
Ces initiatives :
- renforcent la résilience des systèmes de santé,
- réduisent les coûts de transport et de stockage,
améliorent la conformité aux standards internationaux (OMS, US EPA…).
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Le centre de traitement de Karantina montre qu’un pays fragilisé peut moderniser son système de gestion des déchets médicaux de manière durable, fiable et sobre. En combinant leadership national, appui international et technologies électriques robustes, le Liban se dote d’un outil essentiel pour protéger les soignants, les patients et l’environnement. Une avancée qui ouvre la voie à un système plus sûr, plus résilient, plus respectueux de la santé publique.
FAQ
Q : Quel type de déchets médicaux nécessite un traitement par Ecosteryl ?
R : Les déchets médicaux à risque infectieux et ce compris les déchets anatomiques, ainsi que les objets piquants/coupants.
Q : Pourquoi les micro-ondes sont une alternative aux autoclaves ?
R : Ils permettent une désinfection uniforme sans vapeur, avec une consommation énergétique plus maîtrisée, des coûts réduits en maintenance et en pièces et ne produisent pas d’émissions nocives.
Q : Le Liban dispose-t-il d’un cadre légal pour ce type de traitement ?
R : Oui, plusieurs directives du ministère de l’Environnement encadrent le tri, le transport et la désinfection.
Q : Comment réduire les accidents liés aux aiguilles ?
R : Par un tri à la source et une désinfection automatisée qui limite la manipulation manuelle.
Q : Les solutions électriques conviennent-elles aux zones rurales ?
R : Elles sont souvent plus simples à opérer car elles ne requièrent ni eau ni infrastructure spécifique.
Q : Comment les déchets triés peuvent-ils être valorisés ?
R : Les plastiques rigides désinfectés peuvent intégrer des filières de recyclage locales. Les déchets légers et volatils seront repris comme combustibles solides de récupération (CSR).
Q : Quel est l’impact sur la réduction des gaz à effet de serre ?
R : L’absence de combustion élimine les émissions de dioxines et réduit fortement l’empreinte carbone.
Q : Les projets du PNUD sont-ils soutenus par d’autres bailleurs ?
R : Oui, l’Union européenne est l’un des principaux contributeurs des programmes liés à la résilience sanitaire.
Q : Combien de temps faut-il pour installer un centre de traitement ?
R : Cela dépend de la taille de l’installation, mais les technologies électriques demandent moins d’aménagement => contactez notre équipe pour un délai plus précis adapté à votre cas particulier.
Q : Peut-on mutualiser un centre pour plusieurs hôpitaux ?
R : Oui, c’est même souvent recommandé pour réduire les coûts et assurer un volume constant.
Sources :
- UNDP Lebanon (2026) – Protecting Health, Preserving the Environment.
- WHO (2024) – Health-care waste – Fact sheet.
- WHO – Safe management of wastes from health-care activities (manuel).
- Ministry of Public Health Lebanon – Hospitals Statistics.
- Ministry of Environment Lebanon – Healthcare Waste Guidelines.
- US EPA – Alternative Medical Waste Treatment Technologies.
- Healthcare Without Harm – Non-Incineration Technologies Overview.